Ville de TOURNUS

Site officel de la commune de Tournus


1917/2017 : conférences

Conférence «La Saône-et-Loire pendant la Grande Guerre» et projection du documentaire «Les fusillés par l’exemple» 
Jeudi 15 juin > 19h > Auditorium du musée Greuze
Animée par Pierre Prost et Franck Métrot, auteurs de différents articles sur l’histoire de la Saône-et-Loire.

Dès la mobilisation du 2 août 1914, les soldats de Saône-et-Loire se préparent à partir pour le front. Avec 21 237 morts et des milliers de blessés, le département paie un lourd tribut tout au long du conflit. À l’arrière, la population est régulièrement sollicitée pour contribuer à la victoire. Terre d’asile pour les réfugiés, la Saône-et-Loire consacre son économie à l’effort de guerre, à l’image des usines Schneider qui participent à la Défense nationale. Or, la pénurie de travailleurs civils nécessite l’emploi d’étrangers, de prisonniers de guerre, de mobilisés et de femmes. Tous sont placés sous contrôle car aucun défaitisme ne doit saper l’Union sacrée. Mais à l’adhésion du début succèdent les premiers mouvements sociaux suivis d’une grande lassitude. Les pertes humaines au front, la durée du conflit, la cherté de la vie et les restrictions sont autant de motifs d’exaspération.
Un remarquable travail d’archives et une sélection de documents anciens permettent à Franck Métrot et Pierre Prost de revenir sur ce qu’a traversé la population de Saône-et-Loire pendant la Grande Guerre. Ils évoquent aussi comment, une fois la paix revenue, chaque commune a voulu honorer le sacrifice de ses enfants au travers des monuments aux morts qui témoignent encore aujourd’hui du traumatisme que fut la Première Guerre mondiale.

Documentaire «Les fusillés pour l’exemple», réalisé par Patrick Cabois et Alain Moreau.
«On leur a reproché la désobéissance devant l’ennemi, la désertion, la sédition, les blessures volontaires, la lâcheté dans cette guerre particulièrement inhumaine et  meurtrière. Plus de 600 soldats français ont été traduits devant des cours martiales spéciales, condamnés à mort et exécutés immédiatement. Quelques-uns de ces fusillés ont été réhabilités après la guerre, mais  pour la majorité d’entre eux, resteront-ils soumis à l’opprobre définitivement alors qu’on sait dans quelles conditions ils ont été jugés ?».

L’association ARAC a sorti un livre sur le sujet : «Les sacrifiés, massacrés par l’armée française» écrit par Paul Markides.

Dédicace des ouvrages «La Saône-et-Loire pendant la Grande Guerre» et «Les sacrifiés, massacrés par l’armée française».

Tarif unique : 6 €
Mairie de Tournus / Service Animation / 03 85 27 03 41 / animation2@tournus.fr
Hôtel-Dieu musée Greuze > 21, rue de l’Hôpital

Conférence «La peinture dans la Grande Guerre» 
Jeudi 14 septembre > 19h > Auditorium du musée Greuze
Animée par Philippe Guerry, artiste peintre.
Philippe Guérry, très tôt fasciné par les toiles du peintre soldat Otto DIX, nous fera voyager de trêve en combat, de prise de conscience en renoncement. Nous comprendrons mieux les liens qui existent entre le conflit mondial et l’implication des artistes peintres dans l’Histoire contemporaine : soldats à l’arrière, sacrifiés ou protégés, ils furent avant tout des artistes témoins, des «engagés du sensible». 1917 dans l’art : c’est le premier tableau cubiste de Braque : «La Joueuse de mandoline» ; c’est «The Weeping Venus» (la Vénus triste) de Romaine Brooks ; c’est «Fountain» de Duchamp, le père des ready-made ; c’est Picabia qui publie à Barcelone le premier numéro de la revue «391»  ; c’est la création du décor de scène du ballet «Parade» scellant l’amitié et la collaboration entre Cocteau et Picasso ; c’est Renoir qui, longtemps contesté, devient cette année-là, un grand maître digne des musées. C’est… Cette année-là !
Tarif unique : 6 €
Mairie de Tournus / Service Animation / 03 85 27 03 41 / animation2@tournus.fr
Hôtel-Dieu musée Greuze > 21, rue de l’Hôpital

Schützengraben (Tranchée) - Otto DIX